Quelques mots pour décrire

EU Score est le « Nutri-Score » de la souveraineté numérique : une plateforme collaborative, indépendante et à but non lucratif qui attribue une note lisible - de AAA à C - aux solutions cloud et logicielles, européennes comme non-européennes, selon leur degré réel de souveraineté et de résilience.

Le projet est porté par YSIABS (Yellow Sparks in a blue sky), association loi 1901 créée en 2026, présidée par Olivier Rohou, dont Vincent Bully est secrétaire.

Le constat de départ

L'Europe est le plus grand marché de consommateurs au monde; mais elle achète sa technologie sans disposer d'un outil simple pour savoir ce qu'elle achète vraiment. Derrière un logiciel « européen » se cachent souvent un capital extra-européen, un hébergement soumis au Cloud Act, un code fermé et non auditable, ou une chaîne de sous-traitance qui vide la promesse de souveraineté de son sens. Les labels existants (SecNumCloud, SEAL) sont partiels, cantonnés au cloud, et illisibles pour un acheteur non spécialiste. Résultat : la dépendance se reconduit par défaut, faute d'un critère de décision clair au moment du choix fournisseur.

Notre conviction fondatrice : si l'Europe est le plus grand marché avec 450 millions de consommateurs, devenons 450 millions de consommateurs responsables. Le levier n'est pas réglementaire, il est comportemental et informationnel - comme l'a été le Nutri-Score dans l'alimentaire.

Ce qu'est EU Score

Une note synthétique et transparente, adossée à une grille de critères objectifs, évolutive selon les retours des donneurs d'ordre, des dirigeants tech et des fonds. Les principales dimensions évaluées :

EU Score évalue aussi les solutions non-européennes : à compétence égale, l'objectif est de préférer le meilleur score, y compris hors UE. Ce n'est pas un outil de protectionnisme, c'est un outil de lucidité.

Comment ça marche - un modèle « Wikipedia », pas « Yuka »

La différence est structurante. Là où Yuka juge de l'extérieur, EU Score fonctionne par contribution : ce sont les entreprises qui viennent renseigner et enrichir leurs propres données. Le socle de crédibilité repose sur un mécanisme de véracité en trois temps :

Initialisation à partir des données publiques disponibles ;
Complétion réservée à l'entreprise elle-même — uniquement si elle détient le nom de domaine correspondant et qu'elle est adhérente ; nous l'accompagnons alors pour bien renseigner ses critères ;
Vérification par les appels d'offres : les informations sont recoupées à travers de multiples marchés publics, si bien qu'une entreprise n'a aucun intérêt à mentir — l'incohérence se voit.

L'ambition à terme : devenir la source première de données de souveraineté de l'écosystème tech européen, en s'appuyant sur les acheteurs publics et privés pour en garantir la véracité.

Où en est le projet (traction, septembre 2026)
Plus de 2 000 solutions déjà scorées, méthodologie vivante et continuellement enrichie ;
Environ 300 contributeurs actifs par mois qui complètent et corrigent les scores ;
Classement EU Tech 300, publié en exclusivité avec La Tribune - fort effet de légitimation, largement relayé par les entreprises classées (Eulerian, Rise Up, OVHcloud, Planity, Wire…) ;
Premiers adhérents engagés : Leexi et Clever Cloud, avec un renforcement en cours ;
Démarche institutionnelle avancée avec la MEL (Métropole Européenne de Lille), qui étudie l'usage d'EU Score comme critère d'achat dans ses marchés — au titre du volet « Souveraineté et Résilience Numérique » de son schéma d'achats responsables (SPASER) ;
Comité de surveillance en cours de constitution, réunissant des figures reconnues de la souveraineté numérique (Bernard Benhamou / ISN, Michael Froment / Commanders Act, Dominique Tessier, Sekoia…).
Notre théorie du changement : commencer par le local.

Nous ne croyons pas à un basculement décrété d'en haut. Nous croyons à une adoption par échelons : le local d'abord — les mairies et les métropoles, puis le réseau des interconnectés — ensuite le régional, enfin l'européen.

Cette logique repose sur un principe simple et vérifié : les acheteurs publics doivent jouer le rôle moteur pour que les acheteurs privés suivent. Quand une métropole inscrit EU Score dans ses critères, elle crée un signal de marché que l'écosystème entier peut suivre.


Type d'organisation

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